Introduction

Quatorze ans après sa naissance, l’APNEK s’est forgé un nom dans les milieux environnementaux. Elle a de nombreuses contributions (locales, nationales, et internationales) dans à son actif. Prix et reconnaissances, mais aussi ses partenaires prestigieux les prouvent. Elle est connue, estimée, écoutée par tous. C’était le fruit d’une entreprise difficile dont l’objectif assigné n’est autre que la promotion de l’organisation au statut d’institution à part entière ; un objectif réalisé dans une large mesure.

Approche analytique-historique de l’itinéraire et des réalisations de l’APNEK:

La réflexion, condition fondamentale du succès de tout projet ou action, a toujours été une constante dans le travail de l’APNEK depuis sa création ; une réflexion réaliste joignant le pragmatique au possible, et l’expérience du passé aux données du présent avec un œil prospectif vers l’avenir. C’est par une réflexion non-stop que l’Association a réussi à s’ériger en un institution-référence en matière d’environnement et de développement durable. Les étapes qui ont caractérisé le parcours et l’évolution de l’APNEK pourraient être décrits selon les contours suivants :

    1. 1984-1986: Création, «prospection du terrain», et établissement de traditions.
    2. C’est durant l’étape initiale que l’Association a formulé sa philosophie and ses orientations générales en matière d’environnement et d’éducation à l’environnement. L’action se déroulait à travers l’organisation de tables rondes de sensibilisation et de séances d’animation dans les lycées, comme par l’organisation en 1985, par exemple, d’un camp scientifique sur le rôle de la femme dans la protection de l’environnement ou d’un séminaire sur la désertification la même année.

       

    3. 1987-1989: Prémices du succès et de présence agissante par la conception et la communication.
    4. L’APNEK a surtout procédé par la distribution de slogans imprimés sur différents supports visuels et par l’organisation de séminaires dont les plus significatifs furent les ordures ménagères en 1988 et le fameux Kairouan : Urbanisme et environnement en 1989. Ce dernier est considéré comme la première activité à grande échelle de l’APNEK et restera dans les annales de l’Association, puisque jamais une association à Kairouan n’a mobilisé autant autorités provinciales et locales, et société civile comme l’a fait l’APNEK alors…

    5. 1990-1992: Information, relations publiques et rayonnement national et international.
    6. C’était la période durant laquelle l’APNEK était le témoin d’une évolution rapide par l’organisation de sa première conférence nationale Arbres et espaces urbains en 1990 ; par sa participation pour la première fois à une rencontre internationale à Athènes en 1991 suivie par sa présence active au Forum Global des ONG à Rio de Janeiro à l’occasion du Sommet de laTerre en juin 1992 ; et par l’organisation d’un camp scientifique international sur l’environnement naturel de Kairouan en décembre de la même année…

    7. 1993-…: Reconnaissance Nationale et internationale, terrain et projets éducatifs.

 

Durant cette période, l’Association a mis en œuvre un certain nombre de projets de terrain d’environnement et/ou de développement : contribution à la création d’une réserve naturelle ; contribution en matière d’économie d’énergie domestique et de lutte contre la désertification ; promotion des conditions de vie de la femme dans un quartier péri-urbain de la ville de Kairouan, et un autre similaire dans une zone rurale non loin de la ville. Mais le moment fort qui a sanctionné les dix premières années de la vie de l’APNEK fut son obtention du Grand Prix du Président de la République pour la Protection de l’Environnement pour l’année 1994.

Cette consécration n’était nullement hasard pur et démontre que derrière tout succès repose une stratégie d’action et un travail pensé et méthodique. La stratégie était elle même le fruit de quatre transitions (plus ou moins contrôlées) au niveau des objectifs et priorités, mais aussi de la planification méthodique. Une réflexion à orientation stratégique existe, en fait, au sein de l’APNEK.

En effet, si l’Association a visé la sensibilisation et l’influence par une certaine mobilité au début, la participation et l’influence étaient devenues des soucis majeurs durant la 2ème phase à travers la conception et la communication. L’ambition a déblayé le chemin vers un rayonnement national et international à travers l’information et la communication publique qui ont caractérisé la 3ème phase de la vie de l’APNEK. Ce parcours a abouti au travail de terrain et à une éducation environnementale méthodique dans un stade ‘ultime’ (actuel) par l’élaboration et la mise en œuvre de projets et l’animation de clubs d’environnements scolaires et universitaires.

Cette approche analytique historique du parcours de l’APNEK nous permet de voir clairement les composantes de la stratégie d’action qu’un processus intellectuel pluri-dimensionnel a produit au sein de l’Association, au travers d’une perspective relationnelle et globale de l’environnement et grâce à une expérience assez riche. La stratégie d’action de l’APNEK peut être vue comme une trilogie de couples que voici :

  1. Information et Communication ;
  2. Education et Culture ;
  3. Participation et Terrain.

Ces couples stratégiques sont en même temps les éléments du couple «protection de l’environnement—développement durable », ses objectifs, et les moyens conduisant à sa réalisation. Le développement durable ne peut être réalisé sans éducation, culture, participation (et PARTENARIAT), action de terrain, information et communication. L’information et la communication ont leurs méthodes et techniques propres ; l’éducation et la culture sont leur didactique ; et la participation et le terrain ont leur méthodologie. Ceci indique que l’esprit scientifique a toujours prédominé et été présent dans la démarche adoptée par l’Association depuis sa création, parallèlement à un souci permanent pour le renforcement des capacités organisationnelles et institutionnelles indispensable pour le progrès.

C’est en ce sens que le Comité Directeur vient d’être renforcé par la création d’une aile baptisée le Groupe de Rayann (Rayann est la mascotte de l’Association) qui sera chargé d’APNEK-Juniors institué avec le Groupe ; et par une autre structure, APNEK-Campus qui coiffera les clubs d’environnement universitaires œuvrant sous les auspices de l’Association.

A présent, les réalisation sont visibles

Les réalisations sont maintenant manifestes et l’APNEK en est consciente. Ce qui reste à raire nécessite plus de solidarité et d’efforts, comme l’implication des ONG est à base de volonté, d’enthousiasme, et de raffinement perpétuel des objectifs et de la planification d’une part ; et d’ambition pour une participation plus grande et une présence plus effective, d’autre part.

C’est pourquoi l’APNEK a l’ambition de s’ériger en FONDATION si donateurs et bailleurs de fonds l’y encouragent, ce qui implique le recrutement de personnel (à plein temps ou à temps partiel) et davantage d’équipements… Si ce rêve devient réalité, l’Association sera bien outillée pour s’engager dans la guerre livrée par la communauté internationale (ONGs et institutions des Nations Unies) contre la pauvreté avec un accent sur les femmes ; pour réaliser son projet de centre de documentation et de communication sur l’environnement, le développement durable, les Nations Unies, et les ONGs ; et pour lancer l’école verte (informelle). Ce méga-projet sera envoyé à ceux qui s’y intéressent.

L’essentiel est que le développement durable reste l’objectif suprême et ultime de l’APNEK et que la sensibilisation, l’éducation et la participation soient les canaux à travers lesquels la durabilité se réalise pour l’HUMANITE.